Bienvenue à puitsaulaos

Les allées et venues (projets) de l'abbé Gérard Dionne au Laos
  • SAMSUNG CSC
  • Chutes 1 ppt
  • Digue (ppt)
  • Puit

Nouveau

Le 18 mars Bangkok

Le 18 mars:

          Je suis à mes dernières heures au Laos. Les trois mois qui, au départ, auraient paru  paraître longs pour certains, tirent déjà à sa fin. Je n’ai pas pu me rendre partout où j’aurais aimé aller, mais je pense que j’ai accompli ce que j’ai pu avec les moyens à ma disposition. Comme je l’avais dit au départ, vouloir faire ce que je peux: je n’ai plus 20 ans –comme me le rappelait, en décembre à mon départ, un bon vieil ami. On a beau chanter: «Quand on aime, on a toujours 20 ans…».    

          Mais il reste que le cœur a quand même ses limites rendu à un certain moment donné: le cœur est là mais il est limité par certaines restrictions comme le temps, l’endurance, l’usure et la capacité corporelle et intellectuelle: comme les jambes et la volonté de vouloir faire plus qui ne veulent plus suivre; comme de compter et de se laisser conduire par des personnes qui sont sur place… Il est surtout nécessaire de se laisser conduire par l’Esprit; d’aimer et de se savoir aimé. Comme on dit: vas où le cœur te conduit et fais ce que tu peux avec les moyens que tu as. En ce sens, je peux dire que le travail, dans l’ensemble, a été accompli.

          Présentement les cigales s’en donnent à cœur joie pour annoncer qu’en ces jours il fera encore très chaud. Aussi il y a toujours, chaque nuit, les coqs, les chiens et certains oiseaux qui y vont de leurs chants préférés; souvent aussi ce sont les ‘bouns’ des villageois (‘parties’) qui, durant une bonne partie de la nuit, se font entendre à quelques kms à la ronde.

 

          Enfin, le 20 mars avant le départ du 21 mars, j’ai vu, qu’au pensionnat, on se préparaient à vouloir organiser une petite fête avant mon départ. C’est en effet ce qui est arrivé ce même soir: une vingtaine de jeunes étudiants du pensionnat et quelques autres invités se sont présentés. Ça a été très agréable: il y a eu naturellement des bons mots, un souper, des chants et des vœux pour ma santé et pour mon retour l’an prochain: c’était très émouvant.

          Le 21 au matin, c’était leur accompagnement jusqu’à l’aéroport. Inutile de vous dire que j’avais le cœur gros. Je suis présentement à Bangkok me préparant pour le retour au Canada, le 25…

 

          À bientôt,                                                        Gérard   +

10 mars 2014

10 mars 2014:

Aujourd’hui le 9, je suis allé visiter, avec le père Souksavath, 3 communautés que nous avions aidées dans le passé: Nonxay (aides pour un puits, un château d’eau et des costumes traditionnels), Oudomsouk (aide apportés spécialement pour la musique, cours de mécanique, jardins potagers et le ministère jeunesse) et Kampheng (aides pour puits, musique, costumes traditionnels et jardins potagers). J’y venais aussi pour voir s’ils avaient d’autres projets en vue. Tous et, spécialement les jeunes, étaient très heureux de me revoir, et, moi, de constater les progrès accomplis avec les aides que nous leur avions apportées. À Khampeng, les jeunes ont été vraiment trèsé accueillants et ils nous offert tout un spectacle de chants, de danses. J’en étais vraiment ému: ils ont des animateurs vraiment superbes. C e fut donc une journée très remplie.

 

         Du froid qu’il faisait, nous sommes passés rapidement à des chaleurs et à des humidités intenses: chaque jour, je me vois forcer de prendre plusieurs douches (3 ou 4) et de changer de vêtements quand cela est possible (même au beau milieu de la nuit). Il est vrai que les bouffées de chaleur sont plus prononcées pour moi que pour les gens d’ici: ils sont surpris de me voir ‘suer’ autant… Il faut dire aussi que le ‘MSG’ peut aussi en être la cause: même s’ils me disent qu’ils ne m’en mettent pas, il y a certainement des traces qui demeurent dans les chaudrons en aluminium qui ne sont lavés qu’à l’eau froide, et bien souvent sans savon…

 

         Dans l’ensemble, je me porte très bien et je n’ai pas à me plaindre: j’ai réussi à me débarrasser de la toux qui avait été persistante depuis 2 semaines.

         Partout on me dit qu’il me faudrait revenir l’an prochain. Là-dessus, je leur réponds que tout dépendra de mon état de santé. Et eux d’ajouter qu’ils allaient prier bien fort pour que cela se réalise. Alors je réplique: «Vous avez besoin de prier fort, surtout avec l’âge que j’ai.» (Je ne me sens pas vieux mais âgé. C’est différent. Right!)

 

         À bientôt,                                                        Gérard   +

SAMSUNG CSC

6 mars 2014

6 mars 2014:

         Le 3 mars, après les fêtes des nouveaux ordonnés, des gens de Houay Tao (une région où on cultive le café) ont convaincu le père Biengta pour que nous nous  rendions les visiter dans leur village. Ci-tôt dit ci-tôt fait. Alors c’est ce que nous avons fait le lendemain: très tôt le matin, nous nous sommes mis en route. Je ne peux pas vous décrire l’accueil que nous avons eu. En plus de l’accueil, ils sont toujours fiers de nous faire découvrir des merveilles de la nature à couper le souffle. À chaque fois que j’y vais, il m’en font découvrir de nouvelles: cette fois c’était une des nombreuses chutes d’eau dans une belle forêt dense qu’on n’a pas encore réussie à détruire.

         Je m’y suis rendu, aidé de quelques un, avec peine et misère, mais ça en valait le coup. On a suivi un sentier qu’ils avaient tracé pour se rendre au pied de la chute: quelle belle chute d’eau. On aurait bien voulu que je m’y baigne, et moi aussi d’ailleurs, mais je n’ai pas osé, car on ne conseille pas aux étrangers de se baigner dans l’eau douce. Je l’avais fait quelques fois auparavant et, une fois, j’ai ‘attrapé’ une bonne démangeaison.

         J’avais appréhendé le retour, surtout pour les montées: par bout ils devaient me tirer et me pousser. (voir les photos du site: www.puitsaulaos.wordpress.com).

         Au retour, ils avaient préparé une petite fête avec danses, boissons et nourriture. Après quoi nous devions quitter avant la noirceur (the black none)  car la route pour s’y rendre n’est pas trop carrossable et le père Biengta n’a plus les yeux qu’il avait…

          À la prochaine,

 

Gérard   +

Chutes 1 ppt

3 mars

3 mars:

          Le 1er mars, c’était l’ordination de 2 nouveaux prêtres pour le Vicariat de Paksé: c’était tout un événement. On aurait dit que tout le Laos catholique y était présent ou du moins tous les villages y avaient des représentants. C’était vraiment une fête diocésaine pour se réjouir et festoyer. Ce n’était pas fini, le 2 et le 3 c’était au tour de chacun des villages de célébrer leurs nouveaux élus: j’y étais présent.

          D’abord le 2, on s’est rendu à Ban Naxone pour la messe solennelle du père Sinoune: ce fut très bien, encore là il y avait beaucoup de monde d’un peu partout. Ce village en moins d’un an donnait leur deuxième prêtre au Vicariat… C’est un des premiers villages que j’avais visité, il y a près de 20 ans: c’est un petit village pas tellement loin de la ville de Paksé et à 4 kms de la route nationale qui mène à la capitale.

          Plusieurs personnes présentes m’ont supplié d’aller les visiter ainsi que leur village. Je hausse les épaules en leur disant que j’attendais une occasion propice, car je ne peux plus faire comme auparavant: partir seul dans de petites camionnettes-bus (avec les poules, les canards ou les sacs de riz) ou autres moyens de transport. Quoique maintenant ils ont de magnifiques autobus air-climatisés, mais je n’ose plus à moins d’être certain d’avoir un siège pour moi… On verra!

          Le 3, c’était la messe solennelle du père Kandavong de Bang Yor. Je le connaissais un peu mieux, étant du village où est situé le pensionnat et où j’ai mon pied-à-terre quand je suis à Paksé (à peine 5 kms). Encore là, ce fus vraiment émouvant: d’abord de constater que c’était la première ordination sacerdotale de ce petit village, puis de voir le nombre de personnes qui sont venues y participer (malgré que c’était un lundi, jour de travail et d’école). La fête s’est continuée jusqu’à tard dans la nuit.

          Des gens de Houay Tao sont alors venus nous supplier, le père Biengta et moi, d’aller les visiter. C’est que nous allons faire demain…

 

          À bientôt,                       Gérard   + 

23 février

23 février

         Depuis le 18 février, j’ai eu des journées passablement remplies:

d’abord je suis allé pour prolonger le Visa, puis nous sommes partis pour un camp liturgique pour des jeunes ayant quitté l’école. Nous étions tout même plus de 80 campeurs: un camp très intéressant à différents points de vue. Imaginez des jeunes de la campagne qui quittent leur milieu éloigné pour se retrouver avec d’autres jeunes qu’ils n’ont, pour la plupart, jamais vécu une telle expérience: de connaître d’autres jeunes de leur âge et de vivre ensemble une rencontre sans pareille. Pensons aux colonies de vacances que nous avons vécues, le camp Notre-Dame, l’école d’Évangélisation…

         Au débuts ce sont des jeunes très timides et, qui venant de villages éloignés, en viennent à vivre une expérience qu’ils n’oublieront jamais. Pour une première fois, il y avait beaucoup plus de filles que de garçons.

         Comme ce sont des jeunes qui ont délaissé l’école, les instructions devaient être courtes et on devait les intéresser avec des activités pratico-pratiques: comme des activités de mémorisation et des travaux manuels. Si on leur donnait le choix d’instructions religieuses ou de travaux manuels même très difficiles, ils choisissaient ces derniers: comme le désherbage à la machette, arroser le jardin potager, améliorer une digue pour diriger l’eau près du jardin potager, aider à la cuisine, couper le bois pour les feux de la  cuisine et les feux de camp ou préparer un champ pour pouvoir   jouer au soccer. Pour une première, les filles se sont intéressées au soccer. La première partie qu’ils ont jouées, ils étaient en jupe; les autres fois, en pantalons qu’ils dû acheter dans le village voisin.

         Dimanche le 22, c’étaient les départs: comme toujours, ils sont très difficiles: ils s’échangent adresses, numéros de téléphones et des invitations à se revoir avec des pleurs.

         Ce qui arrive aussi c’est qu’ils découvrent, qu’en étant minoritaires, ils ne sont pas les seules catholiques: cela peut les inciter à de futures rencontres amoureuses. Qui sait? Après leur départ je pensais aux anciens « Gais Manitobains » qui avaient les mêmes buts, dans le temps… N’est-ce pas?

         À bientôt,   

 

Gérard   + 

Digue (ppt)

20 janvier

20 janvier:

         Je suis parti de Paksé pour me rendre à LuangPraBang (LPB), samedi le 17. J’ai été accueilli à l’aéroport par Mgr Banchong; nous avons soupé avec le membre de son personnel. Le lendemain, je me rendais à l’École des sourds-muets: la réception a été spontanée et des plus enthousiaste. Naturellement on me reconnaissait: ils ont couru à ma rencontre se jetant dans mes bras…

         Ils se sont empressés de me montrer des changements apportés avec notre aide: les bassins remplis de poissons de différentes grosseurs, les toilettes pour garçons en pleine construction. Ils étaient très fiers de me les montrer tout  en nous remerciant. Depuis que je suis ici (je m’y suis rendu à tous les jours), sauf un journée où j’ai préféré me reposer souffrant d’une petite diarrhée que j’ai réussi à vaincre avec les médicaments naturels de Mgr. Ce dernier est vraiment doué pour ce genre de chose. Si quelqu’un a une diarrhée ou un autre malaise, il parcourt sa cour et il t’arrive avec une plante médicinale: La plus part du temps ce sont des mauvaises herbes, comme on dit. Est-ce qu’il y en a vraiment de mauvaises?

         Ici la température est plus que fraîche, surtout durant les soirées et les matins. Durant la journée, c’est quand même frais aussi: je dois porter 3 épaisseurs de linge pour le corps et bien souvent un veston et au coucher une tuque. Pour cette raisons, parmi les jeunes, certains souffrent de maux de gorge et de la toux. Il y a quelques jours on leur a donné des cours d’hygiène élémentaire: comme ne jamais tousser dans les mains mais dans le coude, s’assurer qu’ils prennent leurs médicaments, se laver souvent les mains… 

         Ces jeunes sourds-muets m’émerveillent constamment. D’abord pour la propreté des lieux, ils sont responsables, bien encadrés et très habiles de leurs  mains: Ils font leurs propres blocs de ciment pour la construction. Hier, ils ont tout renouvelé tout le système d’eau (en boyau mous défectueux) pour les remplacer par du «PVC». En plus, ils ont amené les tuyaux jusqu’aux bassins de poissons, des jardins potagers et floraux; ajouter une sortie d’eau pour qu’ils puissent plus facilement se laver les mains. La religieuse, moi-même et lus âgés allons magasiner les matériaux nécessaires qu’eux-mêmes pensent  avoir besoin.

          Quant à moi, je leur donne quelques cours de mathématiques, d’anglais, d’artisanat, des conseils pratiques pour la construction et autres J’essaie d’être avec eux une présence qui leur donne confiance…

         Disons que c’est assez pour maintenant…    Gérard   +

10 janvier

10 janvier

         Après quelques jours de repos, nous nous sommes rendus au gros village de Ponethong pour y célébrer 3 mariages en une seule cérémonie; c’était le 8. La route pour s’y rendre était plus affreuse encore que quand nous étions allés pour la Noël. On dirait que la terre qui la recouvrait était partie en poussière; il ne restait pratiquement que les roches et  des cailloux. En arrivant sur place, nous nous sommes étendus pour nous reposer quelque peu.

         Il y a eu le mariage des 3 couples. La cérémonie religieuse est très simple: il n’y a pas de « fla-fla », pas de grandes limousines comme on voit trop souvent chez-nous: et, quand ils viennent, c’est à pieds ou en motocyclettes pour ceux qui demeurent un peu plus loin. Ils auront plus tard une journée plus solennelle et traditionnelle.

 

         Comme projet, ici, les gens aimeraient augmenter l’entrée de l’eau par pipeline. Ils ont découvert un autre ruisseau qui est assez près de l’autre source (ruisseau). Ils pensaient former un « Y » pour ainsi rejoindre le pipeline existant. Alors, en augmentant  le débit d’eau, ils en auront assez, même  durant la saison sèche: ce qui n’est pas le cas présentement. Les responsables du village doivent nous envoyer un rapport: ils auront à fournir encore le 1/3 du projet et la main d’œuvre.

 

         Le 11, je me rendrai au nord, Luang Prabang. J’ai reçu un appel de l’évêque me disant qu’ils m’attendaient et qu’ils avaient hâte de me revoir: moi aussi d’ailleurs.

         Alors je vous reviendrai de LPB bientôt…

 

Gérard   +

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.