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Le 2 mars 2017

Le 25 février, nous avons organisé une belle et grande sortie pour tous les jeunes de la maison (les orphelins): nous sommes allés aux grandes chutes du fleuve Mékong à 150 Kms de Paksé.

          J’aimerais vous présenter un peu de mon histoire au sujet de ces chutes. J’y étais déjà allé en 1995. Nous nous y étions arrêtés lorsque nous nous rendions à Phanon Neua pour célébrer le centième anniversaire de ce village Catholique. En ce temps-là toutes les routes n’étaient pas goudronnées et ce qu’elles sont devenues aujourd’hui. Car parfois nous avions dû passer à travers ruisseaux et rizières et cela dans la poussière rouge sur 670 Kms.

          Quand nous sommes arrivés aux chutes, en sortant du ‘bus’ nous étions tous de la même couleur: rouge. Soit dit en passant que, dans ce véhicule qui ne devait contenir qu’une quarantaine de personnes, nous en étions près de 70, et que j’en étais le seul étranger, le seul ‘blanc’. Nous nous y sommes donc arrêtés pour nous débarrasser de la poussière… Le périple n’était pas terminé, mais je vous fais grâce de ce qui est arrivé par la suite. Excusez ces souvenirs du passé. Je n’ai pas pu m’en empêcher . 

          Les jeunes donc ont bien apprécié cette spéciale sortie. C’était vraiment du spécial pour eux. Nous avons visité les différents rapides et chutes. C’est vraiment quelque chose à voir. Nous avons visité et mangé sur place. Avec les Lao ça ne prend pas beaucoup d’espace pour manger: ils mettent une natte sur le plancher, ils s’assoient pour manger. Un autre fait que j’aimerais souligner, c’est que quand nous marchions à l’entour, le plus jeune me tenait toujours par la main: il ne voulait pas que je trébuche, je suppose. En fait c’était très amusant… Mais, cette fois, pour le trajet, tout s’est fait sur de  bonnes routes et la poussière rouge en moins. (lol)                                                                                                                                   

          Je pense déjà au retour qui sera le 16 mars, après avoir renouveler quelques jours de Visa Lao , et arrêts à BKK et à Vancouver. 

À presque bientôt donc, 

Gérard    +                                                                                                                                                      

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Le 21 Février, 2017

La célébration du centenaire de la paroisse de Huay Peck a été très bien réussie. On y venait de partout: de Paksé et des 3 Vicariats voisins. Quant à nous, nous y sommes allés le vendredi dans la soirée du 17 et le lendemain matin. Puis au début de l’après-midi, nous sommes partis pour répondre à l’invitation des gens du village de In Lat.

Quel trajet! Et quelle expérience!

          Disons d’abord que ce village est très éloigné et qu’il faut pour s’y rendre emprunter des sentiers sillonnant une ancienne et immense forêt: on peut constater qu’elle avait dû avoir des arbres de grandes tailles quand on y voit certains vestiges, comme d’immenses souches qu’on n’a pas pu déraciner ou brûler tant elles étaient immenses.

          Pour s’y rendre, il a fallu donc emprunter ces sentiers qu’avaient  développés les dévastateurs (?) de la forêt. Maintenant quand on sillonne ces mêmes sentiers et on  ne le fait qu’à travers des plantations de latex qui sert à la production du caoutchouc et plusieurs autres produits. Mais ceux qui les exploitent  ce sont des investisseurs  étrangers.

          Nous nous sommes  aussi égarés à quelques reprises pour l’aller et  pour le retour. Et cela dans la poussière. Cela a été vraiment un voyage fatigant. Mais la rencontre avec les gens a pris le dessus: quel accueil avons-nous reçu!

          Nous avons ‘jasé’ et mangé quelque peu avec des gens qui étaient heureux de nous revoir et nous, nous étions très heureux de trouver la couchette pour une bonne nuit. Le père Biengta  était de la partie ainsi que quatre orphelins et le chauffeur.

         Parlant du père Biengta, il se sent  et il parait beaucoup mieux. La cuisinière, Mea Nom, pour sa part, attribue ce changement à ma visite. Je ne veux pas en prendre tout le crédit, mais il faut dire  que depuis mon arrivée sa physionomie a beaucoup changée. Cependant je dois ajouter qu’il va aussi voir son médecin plus souvent et que dernièrement il a reçu quelques massages thérapeutiques.

          C’est avec regret que j’ai appris le décès de ma grande sœur Jeanne-d’Arc. Ici, on a beaucoup sympathisé avec moi. Dès que j’en ai reçu l’annonce, les jeunes orphelins se sont rassemblés avec la cuisinière pour prier. Et dimanche dernier (le 19), la communauté de Ban Inlat a eu une intention spéciale à la messe.

À bientôt,

Gérard   +


Le 14 Février, 2017

Je reviens un peu en arrière avec quelques faits dont certains sont amusants:
Quand, Ronald, François et moi-même sommes revenus à Chiang Mai (après 2 kms de route), les jeunes pensionnaires qui nous accompagnaient avaient les yeux grand ouverts de voir la grande ville. Et surtout à l’aéroport, quand il a fallu prendre les escaliers roulants: elles ne savaient pas comment s’y prendre. Je leur ai dit de me suivre et les voilà engagées pour monter.
Quand j’étais assis avec elles, elles regardaient les gens prendre les escaliers roulants. Alors je les ai amenées pour qu’elles puissent se pratiquer à les prendre seules et par elles-mêmes. Alors pour la première fois elles m’ont encore suivi, mais ensuite je leur ai dit de continuer seules: elles sont montées et descendues au moins une dizaine de fois. Elles étaient très ravies. C’était « l’fun » de les voir courir pour les essayer par elles-mêmes.
Avant de les quitter, j’ai demandé à la religieuse de demeurer plus longtemps afin d’aller à une passerelle pour qu’elles puissent voir les arrivées et les départs des avions.
J’aurais bien aimé y être présent pour voir leurs réactions…

Tout va bien. Ici à la résidence des orphelins, je suis bien traité, même trop souvent aux petits oignons. Il fait très beau le jour, les nuits sont assez fraîches.
Les âges des orphelins varient entre 7 et 15 ans: il y 3 grandes filles qui sont parmi les plus âgées (13-14-15 ans); 2 plus jeunes de 7 et 8 ans. Parmi les garçons orphelins, le plus vieux a 15 ans et les 4 autres ont entre 7 à 12 ans; dont deux de 7 ans; un de 9 ans et un de 12 ans.
Le plus sympathique, ici, c’est qu’à tous leurs départs et arrivées les jeunes viennent me dire en Lao ou en Anglais bonjour et me serrer dans leurs bras. Après la douche et la prière du soir (vers 19h30), ils viennent me dire, en français, « bonne nuit ».

Quant à moi, le coucher est entre 20h30 et 21h. La plupart du temps je dors assez bien, même si c’est sur un matelas d’un seul pouce (2.6cm).

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Le 13 Février, 2017

8 février 2017

          Dès mon arrivée au Laos, je dois dire que j’ai été très bien accueilli à l’aéroport, à l’endroit où j’aurai résidence prolongée (ils étaient tous en fête), et partout où je me présente. Je passe beaucoup de temps avec les orphelins. Depuis mon arrivée, plusieurs anciens élèves sont venus me visiter: nous étions très heureux de nous retrouver.

4 et 5 février

Dès les premiers jours de mon arrivée je me suis rendu, avec le père Biengta et les orphelins, au Jardin et au village de Lithieuang. Les jeunes adultes étaient très heureux de me voir et me démontrer que les instruments de musique que je leur avais procurés l’année dernière, ils s’en servaient à profusion. De retour  au Km 7, j’ai eu la visite nombreuse (une douzaine de gens) d’un village éloigné m’invitant à aller célébrer avec eux la fête patronale de leur village.

12 février

Je me suis donc rendu au grand village de Ponethong pour la fête patronale. À la messe, l’église était bondée des gens de touts-âges. J’ai mangé avec eux et suis allé visiter la maison de quelques familles. Inutile de vous dire que je suis toujours bien accueilli. Ici, il y a 8 ans, on leur avait payer l’installation d’un pipe-line sur deux kms pour pouvoir leur procurer l’eau qu’ils avaient tellement besoin. Aujourd’hui on me dit que les tuyaux du pipe-line ne sont trop petits pour subvenir à leur besoin. On verra ce que l’on peut faire pour eux. Puis ce fut le retour au point d’attache. Cette fois le père Biengta n’a pas pu nous accompagner: il a beaucoup vieilli: mal de dos et il souffre de diabète et il se sent facilement très fatigué.

          Je reçois beaucoup d’invitations de gens de villages éloignés d’aller les visiter. Heureusement que le père Biengta a un ‘chauffeur’, je peux me déplacer avec ce dernier même si le père ne peut pas venir.

13 février

Je suis encore à la résidence de base, me reposant un peu avant d’entreprendre d’autres tournées, dès le vendredi et le samedi pour la fête d’un village qui fêtera son 100e anniversaire de fondation. La même journée du samedi, le 18 février, je me rendrai au village de InLath: on veut absolument me rencontrer… C’est tout pour le moment et à très bientôt…

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February 2nd, 2017 translation

 

While visiting Siem Reap, Cambodia, Ronald and François met up with Brother Totet Banaynal at the Catholic Church of St John’s. https://siemreapcatholic.WordPress.com This site provides good information on the mission of the Catholic Church in Siem Reap, its Catholic communities and activities of charity towards the poor.

Brother Totet took the time to have a coffee with us before leaving for a few days to a distant village.  He arranged for us to join his staff Mr. Saven at Miss Mai to one of their learning centers, located 45 minutes from Siem Reap, North of Angkor Wat.  But before that he described with passion the work of his Church.  If Angor Wat is recognized as temples lost in the jungle of Cambodia, the poor in his region are also “Angkor Wat’s” because they were refugees who were returned in their native region.

At the Learning Center we helped prepare and distribute rice soup to the young students who often go to school in the morning without eating.  The teacher and all the students were sincerely grateful for this gesture.

The mission of Siem Reap works with 6 other learning centres in the region.  The emphasis is to help children and youth who are the future of the country.  This morning’s rice soup program fed 120 children at a cost of US$20. It is offered at six learning centers. Providing a small boat to a floating village is US $250.  This boat gives 5 students an opportunity to go to school.

Respectfully submitted,

Ronald and François

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Ronald et François, le 2 février

De passage à Siem Reap, Cambodge, Ronald et François ont été visiter le Frère Totet Banaynal à l’église catholique de St John’s.  https://siemreapcatholic.wordpress.com.  Ce site donne des bonnes informations sur la mission de l’église catholique à Siem Reap, ses communautés catholiques et ses activités  de charité envers les pauvres.

Le Frère Totet a pris le temps de prendre un café avec nous avant de devoir partir pour quelques jours dans un village lointain.  Il nous a faite rejoindre son personnel M. Saven at Mlle Mai à une de leurs centres d’apprentissage à 45 minutes de Siem Reap au nord d’Angor Wat.  Mais avant cela il nous a décris avec passion l’ouvrage que fait son église.  Si Angor Wat est reconnu comme des temples perdus dans la jungle du Cambodge, les pauvres de sa région sont des ‘Angor Wat’ eux aussi car ils sont des réfugiés qui ont été retournés dans leur région natale.

Au centre d’apprentissage nous avons aider à préparer et distribuer une soupe au riz pour les jeunes étudiants qui se rendent souvent à l’école le matin sans avoir mangé.  L’institutrice ainsi que toutes les élèves étaient sincèrement reconnaissants pour ce beau geste.

La mission de Siem Reap travaille avec 6 autres centres d’apprentissage dans la région.  L’emphase est de venir en aide aux enfants et aux jeunes qui sont le futur du pays.  Le programme de soupe au riz de ce matin a nourri 120 enfants pour un coût de 20 $US. Il est offert a six des centres d’apprentissage. Un petit bateau pour servir un village flottant coûte 250 $US.  Ce bateau donne la chance à 5 élèves de se rendre à l’école.

Bien à vous,

Ronald et François

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January 31, 2017 Translation

 

‘Nemesia House’ is a Catholic mission located 2 hours’ drive east of Chiang Mai, Thailand. It’s a mission that has two specific goals:

  1. Give a better life to the disabled of the nearby and remote villages;

2 Boarding school for young girls who come from close and far to grow in the Christian life, to learn trades and leadership to bring back to their village, and to go to the local school. (Quite similar to the “Séminaire de Saint-Boniface” of the 70’s and 80’s).

Typical day during our visit:

–          The morning reflection

–          7.30 a.m.: girls go to school

–          Disabled children are picked up in their villages and arrive in two waves. The employees provide physical therapy in a learning environment until 4:00 p.m.

–          4:30 p.m. girls return from school. They change and attend to various chores including feeding the pigs, poultry, ducks and fish and preparing dinner

–          Mass at 5:30 p.m. led by Gérard

 

Gérard arrived at the mission Monday January 23rd. Ronald and François Catellier (former “Séminaristes”) followed him on Wednesday January 25th.

Needs identified for the moment:

 

–          Toilet – Gérard recently provided for the construction toilets to add capacity to the single toilet that existed before;

–          Dining room 581 square feet;

–          Permanent shelter for art and crafts items made by the young girls.

On January 28th, we celebrated the Chinese new year with local residents. We had lunch twice in two different homes followed by a delicious Thai barbecue at a third residence. The Hospitality and the gratitude for the work of Sister Sivonsouk and Nemesia House staff were evident.

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